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06/04/2009

Entre joie et frustration

C’est l’histoire de nos vies à nous autres petits pêcheurs, partagés entre la joie des coups réussis, des belles surprises et la frustration des loupés, des interdits, des aléas de la météo.
Pour ma part cette année à commencé avec cette sauces aigre douce : de grandes frustrations pour une grande joie.
Après des températures qui nous ont privés de la fermeture en janvier, il ne nous reste plus que le réservoir pour se défouler un peu avec franky. L’occase pour moi de retrouver un de mes grands fantasmes: le pré-spawn des brochets géants du réservoir des cigognes.

Mais ces poissons sont aussi une de mes grandes frustrations de pêcheur. Il faut s’imaginer, des étangs paradisiaques, des brochets atteignant de grande taille en temps record . Et l’obligation de pêcher ces poissons à la mouche. Pêcher le brochet à la mouche…ça m’a jamais dérangé, je peux même dire que j’aime ça sauf que là, ça pose un réel problème : ces poissons mangent des truites de 40cm et plus et clairement, ils ne regarderaient pas un streamer même comme cure dent.
Alors … oublie ça, sans compter l’implication physique que ça demande, la vitesse de prospection totalement inefficace et les présentations plus qu’approximatives, un vrai cauchemar.
Mais les résultats sur les truites étaient tellement peu satisfaisants en février que j’ai quand même craqué en fin de journée et après une demi-heure de martyr, le blocage bien sec en bordure.
Un beau poisson qui monte et qui se barre aussitôt avec beaucoup de force.

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C’est seulement quand j’arrive à ramener le poisson après deux rush bien costauds de quelques mètres que l’on voit la mouche piquée à l’extérieur sur la joue du poisson. C’est drôle comme l’instinct animal peut prendre le dessus avec l’adrénaline : je ramène le poisson sur une pente douce et je lui saute dessus comme un sauvage pour le coincer entre mes genoux et enfourner ma main sous l’opercule pour lui faire la prise bien connue des samuraï et des vrais pêcheurs de brochets : le gill grip (chose qui jusque là, me foutait une pétoche pas possible).

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Et voilà ce poisson dans mes mains, une belle demoiselle d’un petit mètre mais terriblement lourde. Je jubile, je sais que ce poisson là c’est du pur bol, c’est un cadeau, un cadeau de la gravière et des dieux de la pêche.



Bien sur on y est retournés, une journée sans voir un poisson puis la fois d’après c’était déjà trop tard, la fraie : le spectacle ou il n’ya qu’a regarder les brochets : des moyens, des beaux des gros, des énormes. Et maintenant c’est fini.

Et voilà, à l’année prochaine mes grands poissons !
Je reste convaincu que ces grands poissons sont intouchables à la mouche et ça me fait bien C…. Mais je veux bien me refaire mal pour des probas dignes du loto…

C’est qu’un poisson comme les autres mais celui là c’est autre chose c’était un rendez vous manqué depuis si longtemps.
Tant que ça me fait rêver…


Morkus

Commentaires

Ah y'a pas à dire, les pike sa me manque ...

Écrit par : tias | 06/04/2009

C'est vrai, c'est chouettos les Pike... mais Tias, t'as les Black !!!
Merci pour le récit Monsieur VdT.

Écrit par : Céline | 07/04/2009

Superbe poisson, et en plus à la mouche! Bravo!

Écrit par : Alexlechiro | 08/04/2009

magnifique, bravo !!!
T'as fais quoi pour amadouer les dieux de la pêche ? Des prières, des offrandes ? :D

Écrit par : baptiste | 20/10/2009

Soutenu commentateur précédent!

Écrit par : Noel - Custom Software development | 27/12/2009

Les commentaires sont fermés.