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13/08/2016

LIKE A DREAM

Comme un mirage, un souffle, une bourrasque, un courant d’air

Une légende, un petit secret, une grosse rumeur, une chimère

Je le devine, aperçois un fantôme sans même le voir

Je l’imagine et l’entrevois tel un mirage, tel un espoir

Le souffle de la marée, tel un soupir effleure mes chevilles

Et je reste là, immobile, saisi et maintenu comme abasourdi

 

Sur votre langue,  à l’affut d’un trait, d’une forme je m’interroge,

Me questionne sur le lieu de notre rencontre,  sur l’éloge

De votre colère, d’un combat qui contraste avec  la douceur

De ces longs moments passé à vous attendre avec ferveur

 

Impatient, rongé par l’envie d’aller vous chercher, je trépigne.

Alors je m’extirpe de cette autre dimension, pour admirer  l’infini

Je soupire, titube avance chancelant, les pieds engourdi puis me résigne

Je suis mais ne vois ni ombre, ni forme grise dans le blanc uniforme

 

Seul au milieu des étoiles où les oiseaux sous-marins de leur ailes,

Me caresse, m’inspecte puis s’envolent et planent dans le ciel.

 

Je me sens gracié, chanceux d’avoir pu partager un instant de grâce

Avec l’éperon maléfique qui meurtrira et transpercera mes chairs

Lors d’une rencontre très prochaine où l’infâme et vilaine garce

Me terassera d’une foudroyante douleur remontant dans mes artères

 

Alors que je m’apprêtais à rompre et mettre fin à notre idyllique amourette

L’univers se figea sur une frontière entre les abysses et une dune étoilée

Sortant des enfers en un battement, votre ombre précéda votre silhouette

Un dénouement frivole et  si proche que tout mon corps se mis à trembler.

 

Encore quelques soupir, quelques vaguelettes qui camouflais ma vue

Et l’image d’un moment tant de fois imaginé fini par se cristalliser en un instant

Fuselé, longiforme, trapu et plein de grâce, si tôt turquoise si tôt invisible spectre

Telle une glissade, filant à quelques mètres de là, soudain son œil disparu

Le sable se souleva, et les ondulations frénétiques pénètreraient  mon tourment

Je devais lancer, ce minuscule éclat de rien fait de plumes et de poésie qui peux être,

Aurai raison, de sa méfiance et transformerai  un doux récit en une violente guerre.

Immobilité, concentration, naïveté de la contemplation allais s’évaporer en un éclair.

 

Maitrise du geste parfais, équilibre, précision  gracieuse qui exclut l’erreur

Après des années puis des heures, j’imaginais déjà mon malheur

 

Puis le bras se leva délicatement avec certitude, l’œil ne pouvant scintiller

Mon visage suant jugeait la force de la forte mais douce rafale des Alysée

 

Puis la plénitude m’envahi, je n’étais plus, seul  la soie fendais la pesanteur

Elle se déploya parfaitement et ma main donna la dernière impulsion de vie

Je venais de bousculer l’univers et je senti monter violement en moi la peur

Les heures à monter, réfléchir, observer dépendais maintenant  de son envi…

 

La mouche venait de déchirer le miroir en plongeant dans un ciel de sable immaculé

J’étais prêt, serein, l’esprit pur et le cœur léger pour l’affront et le dénouement

Je le vis se relever, il avait vue, mais qu’avais-t-il vue ? Une proie, rien ou un danger ?

Il s’excita, et me montra son flanc, il ouvrit la bouche et  démarra violement.

 

Etais-ce possible ? Avait-il aspiré ma mouche comme on gagne au loto ?

 Comme si tant d’heures de préparation n’avaient pas mérité un peu d’hésitation

Tout ça me semblai tellement facile, mon premier et surement mon plus gros

Le bras se leva encore, et la vie courra telle une lame pour trancher cette vision

Et tout devin, flou et gris, le temps se déforma et mon cœur stoppa ;  je compris …

 

Je compris que tant d’arrêtes ne faisais pas de lui une carcasse rachitique

Mais plutôt un char d’assaut, un véritable bélier prêt à enfoncer le mur d’eau

Je compris que son nom n’était qu’une métaphore aux traits bien poétique

Et que son allure râblée cachait en vérité la vivacité d’un cheval au galop.

Le temps s’accéléra et la soie me brûla les mains puis les doigts, sans douleur

Je ne pus qu’encaisser, tenter de le contraindre sans briser la ligne

Mais la violence pris le pas et le contact fut rompu comme mon bonheur

Toute la tension me quitta et le vide s’installa, je n’étais finalement pas si digne.

 

Fantôme des lagons j’ai pu établir un premier contact frivole mais intense,

Je reviendrai sans nul doute tenter de vous rencontrer au détour de ces immenses

Et vastes paysages de steppes sous-marines.

 

Matthias LOTHY

 

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19:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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